
ART URBAIN ET THÉÂTRE
Ce projet s’inscrit dans une riche exploration des espaces urbains, que nous avons commencé en 2024. Nous constatons que la ville a tendance à homogénéiser la foule et à imposer des mouvements, et ses habitant·e·s trouvent toujours un moyen pour échapper à ce phénomène (street-art, lignes de désir). Cependant, le métro, selon nos observations, fait plutôt coexister les différences le temps d’un trajet. Les espaces où on fait foule se font rares, mais prendre le métro dans les grandes villes est inévitable pour la plupart des habitant·e·s; il n’efface pas les classes sociales, les genres, les origines... Il les fait co-exister et se déplacer ensemble. C’est, pour nous, un terrain de jeu pour peindre le portrait d’une société.

Le métro a ses propres codes, qui peuvent varier selon les villes : est-ce qu’on se lève avant que les portes s’ouvrent pour sortir ? Est-ce qu’on peut s’assoir par terre ? Quel est le niveau de voix acceptable pour parler ? Et qu’est-ce qui se passe si on ne respecte pas les codes ? Comment on les apprend ?
METRONOMIE

SYNOPSIS
De terminus à terminus, la foule du métro est toujours là, constamment changeante. C’est un espace en mouvement perpétuel, où des corps différents, de tout âge, origine, dimension, se croisent, font les mêmes gestes provoqués par le mouvement imposé de la rame, sont forcés de se toucher, d’interagir. Dans le métro, une foule hétérogène existe, des courtes histoires se racontent, le portrait d’une ville se dessine.
